Les diagnostics territoriaux des émissions des gaz à effet de serre
Quantifier précisément les émissions de gaz à effet de serre d’un territoire se révèle être à l’heure actuelle un exercice des plus complexe. En effet, la justesse d’un diagnostic repose sur la collecte d’une multitude de données qui sont parfois inaccessibles.
Aussi, pour parer à cette problématique, il est nécessaire de recourir à l’utilisation de ratios moyens qui n’offrent pas une précision suffisante. Certains secteurs d’activités étant particulièrement opaques, la quantification de leurs émissions souffre à mesure que l’échelle s’affine, d’approximations qui rendent la mise en place d’actions de réduction délicate.
Il faudra donc, pour choisir la méthodologie à mettre en œuvre, avoir conscience de cette situation.
Les méthodologies proposées pour réaliser cet exercice de quantification sont diverses.
On l’a vu, la méthode Bilan Carbone a la particularité de proposer une approche globale en ce sens où elle prend en compte les émissions générées sur le territoire (émissions directes) et les émissions hors du territoire imputables à l’activité interne (émissions indirectes).
Les observatoires régionaux de l’énergie tel l’OREMIP, se bornent à quantifier les émissions générées uniquement sur le périmètre géographique considéré. Les observatoires de la qualité de l’air ont recours à la même méthodologie à cette différence près qu’ils intègrent au diagnostic les émissions liées à la production énergétique du territoire.
Enfin, certains bureaux d’études spécialisés ont développé leurs propres méthodes avec des différences significatives tant sur le résultat, que sur l’accompagnement de la collectivité.
Néanmoins, l’imprécision de l’ensemble de ces méthodologies n’est pas nécessairement un frein à l’action. La quantification permet malgré ses limites de hiérarchiser les postes les plus émetteurs et ainsi identifier les priorités d’actions locales.