QUELS IMPACTS EN MIDI-PYRÉNÉES ? |
Introduction
Les dernières conclusions du GIEC* (2007) sont formelles « la plus grande part de l’accroissement observé dans les températures moyennes mondiales depuis la moitié du 20ème siècle est très probablement dû à l’accroissement observé de la concentration des GES anthropiques ».
Toutes les régions du monde ne subissent pas les mêmes impacts. L’échelle régionale ressort aujourd’hui comme étant le niveau d’étude et d’intervention le plus approprié pour relever ce défi.
L’Agence Régionale Pour l’Environnement de Midi-Pyrénées a recensé les données existantes en 2008 afin de caractériser l’impact du changement climatique en Midi-Pyrénées, et plus particulièrement dans les Pyrénées.
Pour vous procurer l’intégralité du rapport, contacter Julien
*Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat
Toutes les régions du monde ne subissent pas les mêmes impacts. L’échelle régionale ressort aujourd’hui comme étant le niveau d’étude et d’intervention le plus approprié pour relever ce défi.
L’Agence Régionale Pour l’Environnement de Midi-Pyrénées a recensé les données existantes en 2008 afin de caractériser l’impact du changement climatique en Midi-Pyrénées, et plus particulièrement dans les Pyrénées.
Pour vous procurer l’intégralité du rapport, contacter Julien
*Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat
L’impact du changement climatique sur les températures et les précipitations
On observe que la température moyenne annuelle en Midi-Pyrénées a augmenté de 1,3°C depuis 1977 (contre 1,1°C depuis 1900). Le réchauffement de ces trente dernières années est plus important à l’Est qu’à l’Ouest de la région.
Les précipitations annuelles moyennes en Midi-Pyrénées ont diminué de 15 % depuis 1977, et plus fortement au Sud de la région. L’impact du changement climatique est donc avéré dans notre région, néanmoins, scientifiquement 30 ans de recul ne suffisent pas à prévoir les évolutions du climat pour les années à venir.
Source : courbe réalisée par l’ARPE Midi-Pyrénées. Données Météo France
Par contre au niveau national, des modèles permettent de simuler l’évolution du climat pour les années à venir. Quel temps fera t-il en 2050 / 2100 dans notre région ? Pour tout savoir des prévisions scientifiques, consultez le simulateur de Sciences et vie et Météo France : http://climat.science-et-vie.com/carte/
Les précipitations annuelles moyennes en Midi-Pyrénées ont diminué de 15 % depuis 1977, et plus fortement au Sud de la région. L’impact du changement climatique est donc avéré dans notre région, néanmoins, scientifiquement 30 ans de recul ne suffisent pas à prévoir les évolutions du climat pour les années à venir.

Par contre au niveau national, des modèles permettent de simuler l’évolution du climat pour les années à venir. Quel temps fera t-il en 2050 / 2100 dans notre région ? Pour tout savoir des prévisions scientifiques, consultez le simulateur de Sciences et vie et Météo France : http://climat.science-et-vie.com/carte/
L’impact du changement climatique sur les glaciers
Pierre René, glaciologue à l’association Moraine observe que depuis le petit âge glaciaire (1850), les glaciers des Pyrénées ont connu « une régression spectaculaire puisque la perte de superficie est d’environ 80% alors que, durant la même période, les glaciers alpins ont perdu 40% de leur surface ».
Le glacier des Oulettes de Gaube
C’est le glacier le plus bas des Pyrénées (2270-2600 m). Du fait de sa forte régression, ce glacier s’est divisé en deux formant le glacier du petit Vignemale et le celui des Oulettes. En 150 ans, le glacier des Oulettes s’est réduit de 60% (recul de 450m).
Le glacier d’Ossoue
De type plutôt alpin (grand bassin d’accumulation et zone inférieure très pentue), le glacier d’Ossoue a reculé de 420 m et sa superficie est passée de 90 à 58 ha (diminution de 50%). Le recul du front est de 900m (une perte 36 % en longueur).
Le glacier du Taillon
En 150 ans, le glacier du Taillon a perdu 60% de sa surface. Le recul du front est de 740m (une perte 55 % en longueur).
Pour en savoir plus : http://asso.moraine.free.fr/
Le glacier des Oulettes de Gaube
C’est le glacier le plus bas des Pyrénées (2270-2600 m). Du fait de sa forte régression, ce glacier s’est divisé en deux formant le glacier du petit Vignemale et le celui des Oulettes. En 150 ans, le glacier des Oulettes s’est réduit de 60% (recul de 450m).
Le glacier d’Ossoue
De type plutôt alpin (grand bassin d’accumulation et zone inférieure très pentue), le glacier d’Ossoue a reculé de 420 m et sa superficie est passée de 90 à 58 ha (diminution de 50%). Le recul du front est de 900m (une perte 36 % en longueur).
Le glacier du Taillon
En 150 ans, le glacier du Taillon a perdu 60% de sa surface. Le recul du front est de 740m (une perte 55 % en longueur).
Glacier du Taillon (Gavarnie) depuis le versant Ouest des Sarradets


Le glacier s'est coupé en deux; le front a reculé de 48m en 5 ans.(© Association Moraine)
Pour en savoir plus : http://asso.moraine.free.fr/
L’impact du changement climatique sur la vigne
Les données du domaine de Tailleurguet, à Maumusson, dans le Gers (32) couvrent 209 années de vendanges (Madiran). Depuis 1800, la date des vendanges est plus précoce de 6 jours, contre une quinzaine de jours pour le Bordelais. Une analyse plus rigoureuse de ces données est en cours avec l’INRA Avignon (Bernard BACULAT) et le CNRS de Montpellier (Inaki GARCIA).L’impact du changement climatique sur la forêt
L’étude « Dépérissement des Reboisements Résineux du Sud Massif Central », publiée en janvier 2007 par l’Ecole Supérieure d’Agriculture de Purpan (Toulouse), l’Office National des Forêts (ONF) et le Centre Régional de la Propriété Forestière (CRPF)) met en évidence les impacts de la canicule de 2003 :
En Aveyron, une perte de 19 800 ha est enregistrée (41 % de la surface des peuplements résineux : perte de 15 500 ha de pins, de 3 200 ha de Douglas et de 1 100 ha d’épicéas/sapins).
Dans le Tarn, une perte de 11 120 ha est enregistrée (26 % de la surface des peuplements résineux : perte de 6 000 ha de pins, de 4 300 ha d’épicéas/sapins et de 1 500 ha de douglas).
Globalement une remontée des espèces de 3 mètres par an au cours du XXème siècle est enregistrée. Dans les Pyrénées espagnoles, le hêtre est remonté de 70 mètres en 50 ans.
L’été 2003 risque de devenir un été « normal » d’ici 2020 selon les modélisations, d’où l’importance d’agir aujourd’hui en adaptant les espèces aux conditions climatiques futures.
En Aveyron, une perte de 19 800 ha est enregistrée (41 % de la surface des peuplements résineux : perte de 15 500 ha de pins, de 3 200 ha de Douglas et de 1 100 ha d’épicéas/sapins).
Dans le Tarn, une perte de 11 120 ha est enregistrée (26 % de la surface des peuplements résineux : perte de 6 000 ha de pins, de 4 300 ha d’épicéas/sapins et de 1 500 ha de douglas).
Globalement une remontée des espèces de 3 mètres par an au cours du XXème siècle est enregistrée. Dans les Pyrénées espagnoles, le hêtre est remonté de 70 mètres en 50 ans.
L’été 2003 risque de devenir un été « normal » d’ici 2020 selon les modélisations, d’où l’importance d’agir aujourd’hui en adaptant les espèces aux conditions climatiques futures.




















